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 Et leur chant est un empire, peut-être le seul d'ailleurs.

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Blake Loach

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Date d'inscription : 28/01/2011
Age : 48
Nombre de messages : 1

MessageSujet: Et leur chant est un empire, peut-être le seul d'ailleurs.   Dim 30 Jan - 16:19




Blake Loach
Bret Easton Ellis, le bandant, le merveilleux, le magnifique.
Embouteillages de 18h15. Quelque part sur le périphérique au sortir du quartier d'affaires la Panamera Turbo ronronnait doucement, coincée entre deux voitures à moindre coût. Une Dunhill aux lèvres tout en tapotant de ses mains impeccables sur le volant, Blake Loach admirait avec fierté l'impact de sa propre réussite sur le paysage morne de Wellington. Sa voiture n'était que l'incarnation, l'icône de sa grandeur et de la puissance qu'il avait sur ce monde, mais il lui vouait un amour exclusif justement pour ces mêmes raisons. C'était un fait ; une Porsche à plus de 176 000 dollars payés cash était ce qu'un homme accompli pouvait posséder de mieux, et ce que le type lambda et médiocre ne pourrait jamais obtenir. Une voiture de luxe était le prix à payer pour se démarquer du commun des mortels. La scission finale entre la perfection et la défaite.
Et la défaite, Blake n'était pas du genre à la cottoyer. Cadre important de l'ASB Bank, possésseur de dizaines d'actions dans les meilleures entreprises mondiales, ses revenus annuels dépassaient les nombres à six zéros de manière quasi-systématique depuis maintenant une dizaine d'années. Bien entendu il n'en avait pas toujours été ainsi, il avait du batailler pour obtenir une place dans le monde cruel des affaires et se démenait aujourd'hui encore comme un diable pour la conserver. Pourtant, pour la première fois depuis tout ce temps, confortablement assis au volant de sa Porsche, sa cigarette entre les lèvres et la climatisation justement dosée caressant son visage, Blake avait le sentiment d'avoir franchit un pas. D'avoir atteint l'ataraxie de la richesse, ce qui n'était que justice parce qu'il avait le talent nécessaire pour la posséder depuis toujours. Le monde retrouvait enfin son équilibre, et Blake Loach atteignait sur une vague de billets neufs la place qui était véritablement la sienne.

Atteignant enfin la sortie du périphérique après une longue attente facilement surmontable, cependant, à cause du délicieux ronronnement du moteur, Blake roula jusque dans les environs de la gare centrale. Son luxueux appartement se trouvait dans un autre quartier de la capitale, mais les environs de la gare comportaient un attrait autrement plus grand que celui de se retrouver seul face à son écran plasma avec une coupe de Chardonnay glacé entre les mains. Dépassant les taxis qui stationnaient en masse devant l'entrée principale, la Porsche contourna l'édifice pour se glisser dans les rues adjacentes moins fréquentées. Là, à quelques mètres des touristes, se trouvaient les victimes principales de la capitalisation boursière et de la société consummériste moderne. Blake ralentit pour aviser une gamine postée sur le trottoir. Elle lui rendit son regard, froid et fier, mais contraint malgré tout de ne pas se dérober, parce qu'alors elle aurait perdu ses chances vis-à-vis d'une autre. L'homme d'affaires observa longuement ses collants déchirés, son maquillage noir hideux et ses bras fermement croisés sur sa poitrine. Puis, il lui fit signe de monter.
Elle s'exécuta et claqua la portière derrière elle, reculant jusqu'au fond du siège pour lever ensuite ses yeux vides vers le pare-brise alors que la voiture se remettait en mouvement.
« Quel âge as-tu ? » demanda Blake en laissant ses yeux glisser outrageusement sur l'ensemble de son corps.
« Dix-huit ans. »
Menteuse, pensa Blake. Elle devait en avoir quinze, grand maximum. Aussi sordide que cela puisse paraître, il préférait cela. Du moins, il avait toujours préféré cela jusqu'ici. Se faire sucer par des gamines qui avaient besoin de lui, ou plutôt besoin de son argent pour se payer leur dope, avait fait partie intégrante de son ascension sociale. Pour monter il faut écraser les autres, c'est une loi inatteignable, et si durant ses jeunes années Blake avait ressenti certains scrupules en enserrant fermement les cheveux de ces connasses pour suivre les mouvements de leur tête, tout cela avait aujourd'hui disparu. Au contraire, il aimait à se voir lui-même comme leur sauveur. Il les entretenait pour la modique somme de leur salive, et les payait grassement en retour. Il avait coutume de se répéter qu'elles auraient put tomber sur bien pire que lui. Il y avait tellement de dégénérés qui découpaient les prostituées en morceaux, dans ce monde... Lui désirait simplement un peu de bon temps. Une récompense justement dosée après ses efforts de la journée pour devenir riche et influent.

Cette fois, pourtant, quelque chose clochait. Il ne ressentait pas le même degré d'excitation que d'ordinaire à l'idée que cette fille dépende de lui, et fasse ce qui était en son pouvoir pour le satisfaire. Après quelques minutes d'agacement profond, il la repoussa et la largua sur le trottoir avec deux cent dollars. Cent quatre-vingt cinq balles de pourboire, pour lui avoir fait ouvrir les yeux pour la seconde fois depuis qu'il avait quitté le bureau. Maintenant qu'il appartenait bel et bien au monde des privilégiés, ces gamineries n'étaient plus faites pour lui ; non, il lui fallait plus. Des filles avec davantage de fierté, et qui ne saliraient pas les sièges de sa belle voiture. Il lui fallait quelque chose à son niveau, quelque chose de cher. Un truc grandiose. Des prostituées à deux mille dollars de l'heure, des escort-girls suedoises. Oui, ça, ce serait bien.



homo homini lupus
Dans cet encart, vous pourrez lister, décrire ou suggérer les divers atouts (les paires d'as ne servent à rien), et les diverses faiblesses (pour le beau sexe, notamment), de votre personnage, ses talents (maniement de certaines armes, aptitudes à se nourrir) comme son métier (forces de l'ordre, légiste, nazi), ses passions (les holocaustes, la taxidermie, etc) et ses traits de caractère (sociopathe, lâche, Sarkozy ascendant Hitler), autant de détails susceptibles de l'aider dans sa survie ou, au contraire, de le pénaliser vis-à-vis d'individus plus expérimentés, plus malins, etc.



I SEE A RED DOOR AND I WANT IT PAINTED BLACK
mise en situation.
► Naufragé sur île a priori déserte, votre personnage souffre les mêmes besoins que ces parfaits inconnus, là, à ses côtés. Lors d'un long trek, épuisé, il découvre un régime de bananes, et quelques autres fruits bien mûrs. En soi, il sait bien que ces vivres ne sont pas indispensables à la survie de ses pairs mais qu'ils pourraient soulager leurs estomacs affamés et leurs gorges asséchées.
L'attitude de votre personnage peut être présentée sous la forme d'un récit, ou d'un rp, à la première comme à la troisième personne du singulier (pas d'exigence de mots/lignes).

► Au milieu d'un couloir en feu, votre personnage accède enfin à la sortie. Cependant, et à chaque extrémité, une chance de sauver des vies. A sa gauche, un de ses proches parents, agonisant et suppliant. A d'autres, une jeune enfant d'une dizaine d'années. Si elle a peur, elle ne semble pas blessée. Considérant l'étendue de l'urgence, la structure menace de s'effondrer. Dans la seconde.
L'attitude de votre personnage peut être présentée sous la forme d'un récit, ou d'un rp, à la première comme à la troisième personne du singulier (pas d'exigence de mots/lignes).

► Dans le couchant du soleil, la forêt n'en parait que plus hostile. Les arbres et leurs ombres oppressent, les bruits assaillent, et l'adrénaline diffuse dans les veines de votre personnage altère sa perception de la réalité. Pourtant, il est bien le sujet d'une sordide chasse à l'Homme, la proie d'un tueur fou qui ne lui a donné qu'une heure d'avance. Une heure qui vient, d'ailleurs, tout juste de s'écouler.
L'attitude de votre personnage peut être présentée sous la forme d'un récit, ou d'un rp, à la première comme à la troisième personne du singulier (pas d'exigence de mots/lignes).

► Il y a une balle dans ce révolver. Le barillet tourne, claque. Le canon frôle la tempe, et la gâchette est effleurée. Il est l'heure de jouer à la roulette russe.
L'attitude de votre personnage peut être présentée sous la forme d'un récit, ou d'un rp, à la première comme à la troisième personne du singulier (pas d'exigence de mots/lignes).


YOU'RE WHERE DREAMS GO TO DIE
circonstances de jeu.
• Résumé du personnage à une idée : J'oublie toujours le nom des villes où je suis né. Mais je m'en fous, je suis riche. • Catégorie de survie : 2 et demi. La moyenne, disons. • Partenaire(s) souhaité(s) : Le gamin asiatique attardé. Et non Rod, le mien il est pas pédophile. • Inventaire prédéfini : Un paquet de cigarettes, un briquet, son portefeuille en cuir de bourge, une Rolex.
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