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 Hm. Terminés (Cassandra)

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Le Machiniste

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Date d'inscription : 03/09/2008
Nombre de messages : 659

MessageSujet: Hm. Terminés (Cassandra)   Lun 2 Avr - 1:40


neve sadwrn

« What da fuck. »


ÂGE: 33 ans DATE DE NAISSANCE: 08 aout LIEU DE NAISSANCE: Clifden, Irlande STATUT SOCIAL: un statut quoi ? ARME CHOISIE: glaive vorpatruc MÉTIER: ancienne militante de l'IRA, detenue de fait TRAITS DE CARACTÈRE PRINCIPAUX: instinct de conservation ? zéro. CÉLÉBRITÉ: elena anaya.


RACONTEZ NOUS VOTRE MORT : « Le cas Brennan va être transféré dans un nouvel établissement, c'est le directeur qui m'en a glissé un mot à la pause. Fais pas cette tronche, tu le dis toi-même, on a de plus en plus de mal à la gérer ici. Entre ses crises de paranoïa et ses mutilations dégueulasses.. Non, je crois que pour son bien et pour le nôtre, il vaut mieux qu'elle parte à Bethlem : là-bas, ils ont l'habitude des cinglés. » « Et le transfert est prévu pour.. ? » « Jeudi prochain.. dans la matinée il me semble. S'ils voulaient bien l'embarquer à l'aube, je serais pas fâché. » « Hm. » Le psychiatre détourna les yeux d'un confrère qu'il avait apprit à mépriser en silence. Ils avaient parlé devant elle et il le regrettait déjà. Mettre Deirdre au courant de son sort, cela n'avait aucune importance. Se rappelait-elle seulement de son nom ? Non, simple élan d'humanité. Foster était bien placé pour savoir que Deirdre n'était pas qu'une simple aliénée mais il lui fallait reconnaitre que le langage des hommes lui devenait chaque jour un peu plus étranger. Il ne craignait pas de la regarder droit dans les yeux, juste là, maintenant, alors qu'elle agitait nerveusement ses doigts le long des barreaux qui la séparaient du commun des mortels. Parce qu'elle n'avait pas compris qu'on parlait d'elle. Ou peut-être que Deirdre se foutait bien du nom de la cage qu'on lui avait réservée tant que les murs étaient assez rigides pour s'y exploser le crâne. En six mois, il n'avait rien apprit d'elle. Son mutisme, ses lettres incompréhensibles, les appels à l'aide qui n'en étaient pas.. Le cas Brennan resterait une énigme. A tel point qu'on allait maintenant s'en débarrasser. Lassé par son manque d'engouement, son interlocuteur avait disparu. Foster en profita pour s'approcher imperceptiblement de la cellule de sa patiente. Elle ne manquerait à personne. L'ensemble du personnel était saisi d'angoisse à la simple évocation de son nom. Les autres détenus l'évitaient soigneusement. Quant à lui, malgré la relation spéciale qu'il croyait avoir noué avec elle, Foster avait apprit avec les années à fuir toute forme d'attachement. Question de survie. Non, elle ne manquerait à personne. Pas même à Neve. Quatre vingt onze lettres. Il les avaient toutes soigneusement conservées dans le dossier de cette dernière. La plupart constituaient un ramassis de ratures, de dessins obscurs et de formules alambiquées.. celles de Deirdre. Les réponses de Neve étaient rédigées sobrement, mais à peines plus intelligibles. Quand elles n'écrivaient pas, les deux jeunes femmes restaient collées contre le métal froid de leur cellules et se toisaient pendant des heures, face à face, sans afficher la moindre expression. Du moins jusqu'à ce que Deirdre fonde en larmes ou s'arrache les cheveux soudainement. Il était resté des heures à les observer, littéralement fasciné. Il les croyait sincèrement liées mais.. non, Deirdre ne manquerait pas le moins du monde à Neve. Son autre patiente était plus facile à cerner. Ex militante de l'IRA, fanatique, au caractère dominé par un excès d'abnégation, peu propice aux relations intimes. Foster connaissait le cas sur le bout des doigts. Il était déjà exceptionnel qu'elle entretienne une correspondance aussi suivie. « Tiens, voilà que tu te mets à sourire Deirdre. Tu as raison, il vaut mieux le prendre comme ça. On te traitera bien là-bas. » Foster était habitué aux sautes d'humeur de ses patients. Il attendait déjà les larmes. Ce qui ne manqua pas. La jeune femme pleurait doucement, sans se départir de son sourire, les yeux rivés vers un point imaginaire. « Qu'est-ce que tu regardes, dis-moi ? Tu fais tes adieux à ton amie ? » Et comme pour confirmer son hypothèse, Foster se retourna sur la cellule de Neve.

Plus tard, dans le bureau du directeur de l'établissement, Foster, encore marqué au fer rouge, avait expliqué qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une négligence du personnel. Pour se trancher la gorge, Neve Sadwrn avait utilisé un morceau du cadre du miroir qu'elle avait préalablement démonté.. au cas où probablement. « Un élément de décor anodin.. avant qu'elle s'en fasse une arme. » A la question « Pourquoi ? », Foster n'avait pas répondu. Après tout, c'était bien le luxe des fous de ne pas en avoir, justement, de raison.

QUE PENSEZ-VOUS DU PAYS DES MERVEILLES ACTUEL ? : Neve n'aurait pas pu tomber plus bas. Dans un monde totalement dénué de sens, où défendre la plus petite des causes est parfaitement illusoire, où l'inutile est roi, la jeune femme perd un peu plus la raison chaque jour. Si l'Enfer à un nom, c'est bien celui des Merveilles.

QUEL EST VOTRE ENDROIT PRÉFÉRÉ DANS CE PAYS ? : Le moindre buisson, la plus petite fleur sauvage de ce pays lui arrachent de violents relents amers. Alors quant à avoir un endroit préféré.. Non.


raconte moi une histoire


« Putain de merde.. Putain de merde. » Neve rabachait les mêmes mots depuis des jours. Ou des mois. Peut-être une poignée de secondes seulement, comment savoir ? C'était ce que lui avait expliqué le taré au chapeau dégueulasse : « Pas le temps, pas de temps, trop de temps, tue-le-temps. » Génial. Malgré son manque de connaissance des lieux, Neve avait déjà apprit à ne plus écouter les illuminés qui croisaient inlassablement son chemin. Elle avait décidé de ne pas paniquer, fidèle à elle-même. Le plus plausible étant qu'elle rêvait tout cela depuis une chambre d'hôpital sordide. Se trancher la jugulaire, c'était une méthode de suicide efficace, mais avec une marge d'échec non négligeable pour peu qu'on vienne maladroitement vous sauver. Ils lui feraient vivre un enfer après cela. Tout ce qui lui restait à faire pour l'heure, c'était de patienter gentiment jusqu'au réveil. « Faut pas qu'tu clamses ma vieille. J'préfererais la camisole plutôt que de rester bloquée dans un rêve aussi pourri. » Pour la jeune femme qui s'était complue toute sa courte vie dans l'obscurité, la vision de fleurs géantes, d'énergumènes à peine humains détalant dans tous les sens et cette foutue odeur sucrée étaient tout bonnement intolérables. Elle avait d'ailleurs du mal à concevoir que son esprit, même faiblement dérangé, puisse bâtir un tel merdier. Peut-être était-ce une sorte de phase comateuse. Le souvenir de son meurtre choisi était encore si brulant que le sang tachait toujours le semblant de chemise qu'elle s'était inventée. A la différence près que le rouge hémoglobine avait laissé place à un bleu pâle moins indécent, ce qui lui arracha un vague sourire. « Voilà que je m'autocensure. Navrant. »

« Navrant ! Navrant ! Navrant ! N.A.V.R.E.N.T : NAVRENT ! » Neve venait de tomber nez à nez avec un type costumé (en quoi, telle était la question) et le choc avait été violent. Elle marqua une pause, le temps de se remettre de la voix stridente qui l'avait agressée puis soupira une nouvelle fois. « Putain, t'es qui toi encore ?.. Nan, laisse-moi deviner : un connard avec un orthographe de CE2 ? » Le type en question la toisa d'un air hébété puis reprit son sourire agaçant. « Qu'est-ce qu'un petit pois et une carotte qui se battent ensemble ? » « T'as quel âge sans déconner ? » « J'ai cent ans, divisé par trois. J'ai trente trois ans virgule trois trois trois trois trois trois trois.. » En clair, Neve était tombé sur un énième pète-couilles. Réalisant qu'il serait inutile de l'insulter et n'étant pas en possession miraculeuse d'un quelconque poison violent, elle préféra contourner cette nouvelle sangsue et poursuivre son chemin vers le néant. Etrangement, il n'essaya même pas de la harceler, préférant gueuler de loin. « La nouvelle ne sait rien de rien sur rien ! » D' une façon qu'elle jugea stupide, Neve tiqua aussitôt. Persuadée qu'elle le regretterait amèrement, mais ne pouvant lâcher une opportunité de comprendre un tant soit peu le bordel qui régissait son crâne, elle fit demi-tour.

« Eh, ducon ! Comment t'es au courant que je viens de débarquer ? » Neve se demandait comment elle avait pu imaginer un personnage pareil. Il ressemblait à la mascotte des paquets de chips qu'elle avait l'habitude de dévorer, enfant, mais ses pupilles extrêmement peu dilatées lui collaient des frissons. Après avoir exécuté une cabriole qui demandait probablement vachement d'entrainement, il se planta devant elle. « Dodo, tu crois rêver, mais.. » « Je t'arrête tout de suite. Tu t'exprimes correctement, okay ? J'ai pas quatre plombes. Enfin, j'espère.. » Le visage de son interlocuteur changea du tout au tout : de la mine candide, il passa au sourire de détraqué, qui, coordonné à son regard singulier, achevèrent de la faire flipper totalement. « Le sang a giclé, là, et là, et là. » susurrat-il sur un ton abject en désignant la gorge de Neve. « Tu ne comprends rien, gamine-mine-mine. Tu creveras ici, maintenant ou jamais. » Et avant qu'elle ai eu le temps de rétorquer quoi que ce soit, ce fut lui qui prit congé.

C'était pourtant clair, il n'était qu'une projection mentale de son suicide, né d'un sentiment de culpabilité inhérent à toute vie humaine. « Ne pas paniquer.. Réfléchis comme ce connard de psy. Une projection mentale. Un rêve à la con. Une.. » Et malgré toute la force de conviction qu'elle mit dans ses mots, Neve ne pu refréner l'inévitable. Dès lors, elle s'appliqua vainement à s'éveiller d'une chimère qui n'en était pas une. Ses ongles se plantèrent dans sa propre chair, y inscrivirent ce qui s'avérait déjà un échec cuisant. Elle insista sur son avant-bras. Si le sang coulait, rien qu'une goutte, elle se réveillerait. A coup sûr.

Et tandis que la jeune femme mutilait un corps perdu à jamais, entre battements de coeur et larmes de rage, le pays des merveilles pouvait témoigner, menaçant, qu'elle entamait le plus sordide des cauchemars.



hors-jeu


PSEUDO: prettyscoundrel. AGE: 21. COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? en cliquant sur le lien. COMMENT L'AS-TU DÉCOUVERT ? grace a esther l'energumene. ACTIVITE: ici CODE DU REGLEMENT: alice's madness UN MOT POUR LA FIN ? je suce pour un pimousse.

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• CETTE IMMENSE NUIT SEMBLABLE AU VIEUX CHAOS •

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